Les dynamiques plutôt que les dominantes : Louis s’intéresse moins aux dominantes qu’à l’organisation du thème. Il y relève Neptune à l’Ascendant, opposé à Jupiter et en trigone à Uranus, reflet de ses préoccupations philosophiques, morales et religieuses, ainsi qu’une configuration tendue autour de Saturne, source d’esprit critique et de recherche de sens. Un trigone Lune-Saturne lui a apporté une certaine paix intérieure. À 84 ans au moment de l’interview, Louis se présente comme le doyen de la FDAF.
Une astrologie transdisciplinaire : Louis ne se rattache à aucune école. Il souhaite replacer l’astrologie dans le grand courant de la pensée occidentale, aux côtés de la philosophie et de la théologie, et regrette que beaucoup fassent de la psychologie en croyant faire de l’astrologie. Ses bases rationnelles, Louis les doit notamment à Claire Santagostini.
Le fil d’Ariane : face à un nouveau thème, Louis avoue un moment de panique, puis « laisse dormir » le thème une nuit. Pour Louis, une consultation se fait à deux. Son fil d’Ariane : le maître d’Ascendant.
Une passion de toujours : Louis ne se souvient pas de ne pas s’être intéressé à l’astrologie. Il a tout quitté pour s’y consacrer vers 43 ans, et s’est réinscrit à l’université à 55 ans pour préparer un DEA sur la rationalité de l’astrologie.
L’anecdote de 1993 : interrogé par un ami engagé en politique, Louis annonce l’élection de Jacques Chirac en 1995, alors que celui-ci est au plus bas dans les sondages, en s’appuyant notamment sur une conjonction Soleil-Jupiter en mai 1995. Pour Louis, il ne s’agit pas de causes mais de « corrélations, de correspondances ».
Son conseil aux débutants : ne s’enfermer ni dans l’astrologie ni dans une école, lire de nombreux auteurs sérieux et se cultiver par ailleurs. Pour Louis, l’astrologie est une transmission d’expérience, de maître à élève.
Des rencontres marquantes : parmi elles, le botaniste Jean-Marie Pelt, dont Louis salue l’humour et l’ouverture d’esprit, et le philosophe Jean Borella.